Gesellschaftsarchiv SANW, Burgerbibliothek Bern - Carton de la 50e réunion de la Société helvétique des sciences naturelles, Neuchâtel, 1866 Burgerbibliothek Bern - Abhandlungen und Beobachtungen durch die oekonomische Gesellschaft zu Bern gesammelt (1766), page de titre Zentralbibliothek Zürich Vis à oreilles, 18e siècle - Bernisches Historisches Museum (S. Rebsamen) © Lightmotif.ch - Image Emile Pricam, vrais. vers 1880 - Conservatoire industriel de la Société des arts de Genève Bibliothèque nationale suisse - Encyclopédie ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers. Recueil des planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques, avec leur explication. Paris (1777), planche 6 Illustrations de races de bétail de la Suisse, par Adam Benno. Edité par la Société économique de Berne, 1859 Informations météorologiques et prix des denrées dans le premier Journal de Genève, publié par la Société des arts Gesellschaftsarchiv SANW, Burgerbibliothek Bern - Souvenir à l'occasion de la 112e réunion annuelle de la Société helvétique des sciences naturelles, Vevey, 1909 Birmingham Central Library - Archives of Soho - Dessins du bélier hydraulique envoyé à Boulton & Watt (Soho, Birmingham) par Ami Argand, 1797 Burgerbibliothek Bern - Kolorierter Kupferstich. Aus: Blackwell Elisabeth: Herbarium Blackwellianum. Nürnberg 1757, Tafel 449 Document précédent les Mémoires de la Société établie à Genève pour l'encouragement des arts et de l'agriculture, 1778-1780 Archives Société des arts de Genève Plan de Genève, Mayer - 1831 please drag and drop! Tableau des membres de la Société des arts de Genève - 1801 UNIGE hepia Infoclio Démonstration de machines à Burgdorf à la fin du 19e siècle - © Firmenarchiv Aebi&Co AG Schéma d'un procédé hydraulique envoyé par le genevois Ami Argand au duo d'entrepreneurs britanniques Boulton & Watt - Birmingham Central Library - Archives of Soho Burgerbibliothek Bern - Gravure de H. Brupbacher tirée de Höpfner, Albrecht: Magazin für die Naturkunde Helvetiens, Zurich, 1788 L'émulation: recueil agricole, industriel, commercial, historique et littéraire (Fribourg) Lettre de Jean-André Deluc à James Watt (15.10.1786) - Birmingham Central Library - Archives of Soho Signature de Charles de Constant au bas d'un courrier adressé à la Société des arts (vers 1820) - Archives Société des arts de Genève Archives Société des arts de Genève - Imprimés 1776-1813 VOl.1 Catalogue de la première exposition industrielle à Genève - 1828 Birmingham Central Library - Archives of Soho Archives de l'Etat de Genève - Carte des environs de Genève, Mallet, 1776 Journal suisse d'horlogerie - Catalogue officiel illustré et explicatif: Exposition internationale de machines et d'outils employés dans l'horlogerie, la bijouterie, la fabrication des boîtes à musique et les branches qui se rattachent à ces industries, sous le patronage de la Classe d'industrie de la Société des arts. Genève, mai-juillet 1880 Archives Girardet E. & Cie, La Sarraz, correspondance, détail de l'en-tête, vers 1900 Birmingham Central Library - Archives of Soho - Schéma dans une lettre de James Watt à Jean André De Luc, 1784 Rapport sur l'exposition industrielle de 1833 à Genève par le président de la Société des arts A.-P. de Candolle Détail d'une boîte à musique dans le Journal suisse d'horlogerie - Catalogue officiel illustré et explicatif de l'Exposition internationale de machines et d'outils employés dans l'horlogerie, la bijouterie, la fabrication des boîtes à musique et les branches qui se rattachent à ces industries, sous le patronage de la Classe d'industrie de la Société des arts. Genève, mai-juillet 1880
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Espaces des savoirs

Un site interactif sur le thème de l’innovation technologique en région genevoise lors des débuts de l’industrialisation (1750-1850)

 

Cette plateforme met en scène des cas issus de la recherche doctorale en histoire économique et sociale de Sylvain Wenger sur le développement de l’environnement institutionnel et intellectuel en Suisse occidentale et plus spécialement à Genève dans le contexte des débuts de l’industrialisation européenne.

Il est courant aujourd’hui de qualifier certaines des économies les plus prospères de ‘sociétés du savoir’. Quelles sont les origines historiques de cette conception du développement économique? Comment les processus de production, d’acquisition et de dissémination du savoir utilisé à des fins d’innovation technologique se produisent-ils?

Ce projet appréhende ces questions sous l’angle du rôle des institutions et du savoir. A la croisée de plusieurs champs historiques touchant à l’économie, à la technologie, à la science, à l’éducation et aux beaux-arts, il s’inscrit dans les cadres des études historiques interrogeant l’impact économique et social du ‘mouvement des Lumières’ dans la longue durée.

 

Quatre cas d’étude sont présentés sur cette plateforme:

Chaque module donne accès aux différents niveaux de la recherche historique:

le questionnement et les hypothèses, les sources, et l’interprétation.

 

La recherche en histoire et Internet

Depuis la fin du 20e siècle de plus en plus de chercheurs en sciences sociales restituent des cas d’étude historiques à l’aide d’outils numériques et diffusent leurs résultats par le biais de publications sur Internet. Les représentations produites grâce aux outils numériques donnent aux chercheurs de nouveaux points de vues et de nouvelles possibilités d’aborder les sources d’archives, suscitant de nouvelles questions et hypothèses alimentant leurs récits historiques. A titre d’exemple le projet Mapping the Republic of Letters de l’Université de Stanford fournit des cas attrayants revisitant les réseaux sociaux des siècles passés par le prisme de la correspondance. Espaces des savoirs est une expérience de plus en ce sens.

 

Avis

Les cas présentés sur ce site sont modelés et orientés par les choix que l’éditeur effectue en fonction de ses questions, de ses hypothèses de travail et des sources d’archives à disposition. Ils ne sont exhaustifs sous aucun rapport.

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correspondances

Correspondances

Ce module présente un échantillon de plus de 450 lettres échangées par des savants et des entrepreneurs suisses, français et britanniques entre 1779 et 1822. Les flèches turquoises symbolisent des lettres emblématiques ; cliquez pour accéder à des transcriptions, des illustrations et des commentaires historiques.

De quoi s’agit-il?

Ce module part de l’idée issue des études sur l’innovation selon laquelle une économie et ses entreprises n’innovent pas en situation d’isolement, mais en relation avec leur contexte socioéconomique et en exploitant des savoirs développés grâce à des contacts avec des espaces culturels extérieurs. Il met en scène les échanges épistolaires entre des savants et des fabricants établis en Suisse occidentale, en France et en Grande-Bretagne dans la période 1770-1830. Où étaient-ils, de quoi parlaient-ils? Leurs échanges favorisaient-ils effectivement la mobilisation de savoir utile à l’innovation? Le cas échéant, quel savoir, et utile à qui? En toile de fond se pose la question du profil de ces individus impliqués dans des activités inventives, et de leurs savoirs: les termes ‘savants’, ‘fabricants’, ‘entrepreneurs’, ‘mécaniciens’ et autres ‘constructeurs’ sont-ils adéquats? Comment les savoirs d’ordres ‘théorique’ et ‘pratique’ sont-ils utilisés?

Pourquoi une carte sans frontières?. La recherche historique tend depuis plusieurs décennies à s’affranchir de la spatialité donnée par les frontières des États-nations. L’histoire ainsi décloisonnée – parfois qualifiée de ‘globale’ ou ‘transnationale’ – propose de nouvelles conceptions des interrelations entre les espaces historiques étudiés. Elle vise à décrire et comprendre comment le niveau local ou régional s’articule avec les niveaux plus étendus (grandes régions, pays, continents etc) et privilégie des allers-retours entre ces différentes échelles.

Comment ça marche?

L’échantillon employé contient 450 lettres (flux gris clairs). Des flux choisis pour leur caractère emblématique (gris foncé) donnent accès à des extraits de sources primaires, des transcriptions, des commentaires historiques ainsi que les métadonnées ad hoc (date, dépôt, cote). Cliquez sur un flux pour accéder aux informations.

Un tri thématique est possible selon les critères affaires industrielles, controverses, networking, échanges scientifiques et techniques, politique, voyages (en cours de développement). Notons que les lettres comportent d’autres sujets tels que la santé, les liens de famille et d’amitié, l’éducation ou l’argent.

Consultez ici le même échantillon traité sous l’angle de l’analyse de réseau à l’aide du logiciel Gephi. Cette méthode permet notamment de visualiser des liens (ou l’absence de liens) entre individus. Comment lire ce document? Les pastilles représentent des individus, et les flux des lettres échangées. L’intensité des liens (nombre d’échanges) est symbolisée par la taille des flux. Les pastilles colorées symbolisent des acteurs centraux de ma recherche, les grises des acteurs plus périphériques. En bleu pastel apparaissent les acteurs que je qualifie de « ressortissants helvétiques » – dont la définition précise n’est pas encore arrêtée! -, et en bleu roi des acteurs britanniques. Quels constats cette représentation permet-elle de tirer? Davantage de commentaires à venir.

Informations

Sources:
Archives of Soho, Central Library of Birmingham
Robinson E. et McKie D., éds, Partners in science: letters of James Watt and Joseph Black, 1970.
Sigrist R., éd., Marc-Auguste Pictet, Correspondance: sciences et techniques, vol. III, 2000. konam

Description de la carte: PDF [en préparation]

Description des données: PDF [en préparation]

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Les premières expositions industrielles à Genève

Découvrez les premières expositions industrielles genevoises, organisées en 1828 et 1833 par la Société des arts locale. Les catalogues de ces manifestations ont la particularité de faire figurer les adresses précises et les métiers des exposants, permettant de reconstituer des arrêts sur images de la distribution géographique des lieux de production genevois aux alentours de 1830. Accédez aux notices en cliquant sur les pastilles colorées.

De quoi s’agit-il ?

Les expositions industrielles sont des pratiques nouvelles dans le premier tiers du 19e siècle, et elles font polémique: certains jugent qu’il est bon que les fabricants montrent leurs produits au plus grand nombre afin d’en faire circuler l’information, tandis que d’autres craignent l’usurpation et l’imitation des produits et des procédés exposés. Malgré les réticences, ce genre de manifestations, de dimensions locales voire nationales, se multiplie dans la plupart des régions européennes en cours d’industrialisation à partir du début du 19e siècle.

Quelles informations peut-on extraire de leurs catalogues, et pour quels enseignements?

Les ateliers de production sont-ils regroupés par corps de métier? Certains fabricants trouvent-ils un intérêt à travailler à proximité de leurs pairs -par exemple pour faciliter les échanges d’information-, et d’autres non? Ou est-ce secondaire pour tous? Cette page propose des représentations permettant de discuter ces questions, et donne accès aux catalogues d’expositions qui comportent de précieuses indications sur l’état du tissu productif local.

Comment ça marche?

En cliquant sur les pastilles colorées vous accédez aux notices originales des catalogues des expositions, ainsi qu’à leur métadonnées. Un tri est possible en fonction de trois critères appliqués aux notices de chaque exposant: les secteurs d’activité, l’apparition de termes relatifs à l’innovation et à des procédés étrangers (en développement).

Cette page prototype pourrait être développée en intégrant les informations figurant dans l’Indicateur genevois, un annuaire économique et politique publié à partir de 1828.

Notons que sur l’exercice de représenter spatialement les activités productives n’est pas une nouveauté; on trouve des exemples plus anciens de cartographie en histoire économique locale, comme celui de la distribution géographique des activités du textile à Genève à la fin du 16e et au début du 17e siècle (Mottu-Weber 1990).

Informations

Sources primaires: Archives Société des arts, Catalogues des expositions industrielles 1828 et 1833

Description de la carte et des options de recherche: PDF [en préparation]

Crédits cartographiques: Office du patrimoine et des sites – Etat de Genève & Adrien Remund Université de Genève

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membres-societe-des-arts

Membres de la Société des arts de Genève

La reconstitution de trajectoires biographiques collectives, ou prosopographie, est une méthode fréquemment employée en sciences sociales. L’ensemble de données disponible ici porte sur les membres de la Société pour l’encouragement des arts, des manufactures et de l’agriculture de Genève tels qu’ils apparaissent sur les listes de membres à cinq dates comprises entre le moment de sa création, en 1776, et l’année 1851.*

Les listes de membres retenues correspondent exclusivement aux années 1776-1778, 1801, 1811, 1821 et 1851.

De quoi s’agit-il?

Les membres de cette association sont à l’origine de nombreuses initiatives visant à soutenir le développement de l’économie genevoise. Qui sont-ils? Comment leur activité principale figure-t-elle dans les sources primaires, et comment cette indication évolue-t-elle au cours du temps? Quid de leur formation? Sont-ils affiliés à d’autres sociétés savantes, et à quel titre? Font-ils lien avec des lieux de savoir extérieurs, à l’échelle régionale et/ou internationale? Quel rôle joue cette association pour l’innovation technique et, plus largement, pour le développement économique local? Voici les questionnements sous-jacents à cet essai de prosopographie.

L’objectif de départ de la base de données est de systématiser l’information sur le recrutement des membres de la société afin de distinguer différents profils d’individus engagés dans ses opérations d’encouragement à l’innovation. Les informations figurant sur les listes de membres sont pour l’essentiel les noms, les métiers, la date d’entrée dans la société et l’appartenance à une ou plusieurs de ses sections.

La motivation de fond est de discuter le statut et le rôle d’individus intéressés et actifs d’une manière ou d’une autre dans le champs des développements techniques. La littérature emploie souvent les termes de « savants » et/ou d’ « artisans » (ou ‘artistes’, ‘méchaniciens’[sic] dans les sources) pour désigner les acteurs de l’innovation; ces termes sont-ils satisfaisants, ou gomment-ils l’importante variété d’acteurs dont il est question? Quels autres typologies peuvent être plus appropriées? La distinction parfois utilisée entre « ceux qui savent » (knowers), et « ceux qui font » (doers) [Mokyr 2005] est-elle pertinente pour appréhender les individus impliqués, de près ou de loin, dans les processus d’innovation technique au cours de l’industrialisation en Suisse occidentale? Ces questions renvoient au débat historique sur les rôles et les interactions de différents types de savoirs – plutôt abstraits et théoriques d’un côté, et plus ‘pratiques’ d’un autre côté – dans les processus ayant débouché sur la révolution industrielle en Europe du nord et du centre, et à sa diffusion à d’autres régions du monde.

La prosopographie implique des problèmes méthodologiques, notamment sur la constitution de l’échantillon (choix et limites du groupe étudié) et la pertinence des catégorisations proposées. Il est indispensable de s’interroger sur les limites du groupe considéré. Les limites dépendent-elles des critères choisis par l’historien? Des conditions de production des sources employées?

Dans le cas présent, on pourrait s’attendre à ce que tous les individus membres de la Société des arts aux dates considérées figurent dans l’échantillon, étant donné que leurs noms ont été directement saisis depuis les listes de membres. Cela n’est pourtant pas absolument le cas: en consultant d’autres sources ou témoignages, il m’est arrivé de constater l’affiliation de certains individus absents des listes de membres officielles que j’ai utilisées (par exemple H.-L. Jaquet-Droz, J.-F. Houriet, A.-H. Exchaquet, Christine Jurine et Louis Rubio). Autre cas de figure: certains individus que l’on pourrait s’attendre à voir figurer dans les listes de membres de la Société des arts, suivant la logique de leur intérêt pour le changement technique (par exemple en raison de leur rôle dans la promotion économique ou du fait qu’ils soient entrepreneurs industriels) n’apparaissent pas. Pourquoi?

Ces problèmes méthodologiques entraînent d’autres questions: pourquoi certains individus adhèrent-ils, d’autres non? Comment les acteurs font-ils le choix d’entrer ou non? Certains individus sont-ils refusés? Au fond que signifie le fait d’être membre de cette association? Est-ce un signe de prestige? Est-ce utile pour développer des activités économiques? Pour accéder à des prestations ou à des connaissances utiles?

* Certains individus apparaissent dans la base de données sans être membres de la Société des arts. Ils sont signalés par la mention Pas membre SDA! dans le portrait express, et sont listés au bas de l’index des personnes disponible ci-dessous. Il s’agit d’une série d’acteurs présents dans ma recherche.

Cette base de données comporte des incertitudes en raison de la forte homonymie et du manque de données historiques concernant de nombreux acteurs. Vous trouvez une erreur ou une imprécision, ou êtes en mesure de communiquer des informations ou de donner des pistes? Merci de prendre contact [email].

Description de la base (échantillon, collecte, codage), des options de recherche et de l’affichage: PDF

Liste des abréviations des sources: PNG

Sources primaires: Archives Société des arts, Listes de membres 1776-1778, 1801, 1811, 1821, 1851

Version de la base: 1.0 (mars 2014)

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Institutions du savoir en Suisse occidentale: késako?

Cette chronologie présente une sélection d’institutions du savoir existant en Suisse occidentale entre 1750 et 1850 environ, ainsi qu’un certain nombre de moments politiques à titre d’éléments de contextualisation. L’objectif est de réunir des repères afin de s’interroger sur les liens entre l’environnement institutionnel d’une région et son développement technologique et économique.

De quoi s’agit-il?

Les institutions du savoir sont définies ici comme des entités formelles et informelles contribuant de près ou de loin au développement (création, acquisition, diffusion,…) de savoirs pouvant être utilisés à des fins d’innovation technologique. Notons que les entités présentées dans cette chronologie sont exclusivement formelles (lieux de formation, exposition ou autre, associations, lois,…), car le format se prête mal à la présentation d’entités informelles (normes, pratiques,…). Étant accepté que des modifications dans le traitement du savoir peuvent influencer l’innovation technologique, comme le suggèrent les innovation studies, l’étude de l’innovation requiert de repérer et d’examiner les différents lieux, organisations et autres éléments favorisant le développement du savoir – ce que l’on qualifie ici par le concept d’institutions du savoir.

Parmi les questions essentielles figurent ainsi les suivantes: Comment l’environnement institutionnel d’une région influence-t-il le développement du savoir pouvant être utilisé à des fins technologiques (ou ‘savoir utile’)? Comment l’environnement institutionnel évolue-t-il au cours du temps? Comment les institutions du savoir interagissent-elles? Enfin, les institutions identifiées comme des ‘institutions du savoir’ favorisent-elles effectivement le développement du savoir utile-si oui, comment? Quelles autres entités pourrait-on inclure?

La Suisse occidentale correspond grosso modo à l’espace formé par l’actuelle Suisse francophone (la Romandie) et la partie romande du canton de Berne. Les liens de Berne avec l’espace culturel et social francophone suisse et européen étaient à l’époque plus étroits qu’aujourd’hui. Sur le plan politique, par exemple, le Pays de Vaud était placé sous la domination bernoise depuis la Réforme. A l’échelle de l’histoire helvétique, cette région offre un terrain d’étude particulièrement propice à la compréhension des liens intellectuels avec le reste de l’Europe du ‘long 19e siècle’. L’historien Rosset a souligné que « Plus encore que la Suisse centrale et orientale, la partie occidentale de [la Suisse] bénéficiera grandement des nouvelles pratiques sociales exercées par l’élite de l’Europe ». (Rosset 2008, 406) Le présent exercice ne saurait vérifier une telle affirmation, mais la prend comme une incitation à examiner quelles nouvelles pratiques sociales apparaissent en Suisse occidentale dans la période des premiers mouvements d’industrialisation.

Comment ça marche?

Les entrées sont classées en six catégories: éducation, association, publication, disposition légale et constitutionnelle, dispositif d’exposition, et bibliothèque. Ces catégories sont indicatives et forcément discutables. Cette catégorisation est déterminée par les choix historiques et par les contraintes informatiques. Le premier facteur renvoie au problème central de toute typologie historique, savoir la concordance entre les conceptions de l’historien et la réalité vécue et pensée par les acteurs historiques. Le cas des musées industriels créés dans la plupart des centres européens en cours d’industrialisation au 19e siècle offre un exemple parlant: contrairement à la représentation actuelle de la fonction des musées, dédiés essentiellement à des expositions, ces établissements étaient alors initialement conçus comme des lieux d’éducation autant – sinon plus – que comme des lieux d’exposition. Le second facteur tient au système Timeline JS* (Northwestern University) utilisé pour réaliser cette page, qui à l’heure actuelle permet d’attribuer un seul type à chaque entité, pour un maximum de six types. Sans ces contraintes informatiques le nombre de catégories serait de dix au lieu de six, et chaque entité serait liée à plusieurs catégories.

Concernant la datation, j’ai choisi d’indiquer uniquement l’année de chaque entité et non les mois et les jours. Ce choix tient au fait que cette chronologie vise à rendre compte des changements institutionnels dans la longue durée et non à reproduire la chronologie précise des faits historiques – ce qui serait certainement impossible étant donné que certaines dates font l’objet de discussions entre historiens, et que d’autres dépendent du moment considéré comme « le début » ou « la fin » d’un phénomène. Cela vaut par exemple pour les décalages existant entre l’édiction d’une loi et son entrée en vigueur, ou entre la création d’une institution et le véritable commencement de ses activités. Prenons l’exemple de la première École publique de dessin à Genève: faut-il retenir la date de l’accord de principe, vers 1748, ou la date des premières activités, trois en plus tard? Dans le cadre de cette chronologie, ce choix n’a qu’une faible importance. Il est plus intéressant, en revanche, de chercher à saisir les raisons de tels décalages.

Une mise en garde s’impose: en s’interrogeant sur le rôle de ces institutions sur le développement socio-économique il faut veiller à ne pas se laisser piéger par le seul fait de leur existence, d’autant plus qu’il est souvent difficile d’évaluer la variabilité du niveau de leur activité ou de leur impact au cours du temps. Certaines institutions peuvent avoir des effets (jugés positifs ou négatifs) immédiats ou différés dans le temps, d’autres non. L’exemple des dispositions légales est particulièrement parlant: qui dit loi ne dit pas forcément application de la loi. Ainsi l’histoire par les législations, tenues pour des ruptures décisives, est à prendre avec une certaine prudence, car les nouvelles lois n’ont pas toujours d’impact social immédiat, et que certaines dispositions demeurent même inefficace à long terme. Le fait qu’une institution du savoir soit établie ne signifie pas qu’elle ait automatiquement un effet sur l’innovation: il est indispensable d’en juger au cas par cas.

Informations

Sources: références complètes dans la page Bibliographie

*Consultez un autre exemple sur le site web de la Royal Institution de Londres.

Vous voyez une imprécision, une erreur ou un point à discuter? Merci de prendre contact [email] pour communiquer des corrections ou additions.

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bibliographie

Bibliographie sélective

Version longue | PDF

Sources primaires

Birmingham Central Library: Archives of Soho: Boulton & Watt Collection, The Papers of James Watt and Family and Matthew Boulton Papers.

Candolle Augustin-Pyramus de, Rapport fait à la Classe d’industrie et de commerce de la Société des arts de Genève sur l’Exposition des produits de l’industrie de 1833, Genève, Société des arts de Genève, A.L. Vignier, 1833.

Livret soit catalogue explicatif des objets qui font partie de l’Exposition des produits de l’industrie genevoise, ouverte par la Classe d’industrie de la Société des Arts, en juin 1828, Genève, G. Fick-Bonnant, 1828.

Niqueler Etienne, Statistique commerciale et mercantile de Genève: dédiée aux industriels, close au 1er janvier 1831, Genève, Ab. Cherbuliez, 1831.

Listes des membres de la Société pour l’encouragement des arts de Genève : 1776-1778, 1801, 1811, 1821-1822, 1851.

Prospectus d’une société établie à Genève par MM. Schweppe, N. Paul, Mécanicien, & H. A. Gosse, Maître en Pharmacie, pour la composition des eaux minérales artificielles, 1790.

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Littérature secondaire

Babel Antony, Histoire corporative de l’horlogerie, de l’orfèvrerie et des industries annexes, Genève, A. Jullien: Georg, 1916.

Belot Robert, Cotte Michel et Lamard Pierre (éds), La technologie au risque de l’histoire, Belfort-Montbéliard, Université de Technologie, 2000.

Benguigui Isaac, Genève et ses savants: physiciens, mathématiciens et chimistes aux XVIIIe et XIXe siècles, Genève, Slatkine, 2006.

Benoît Serge (éd.), Encourager l’innovation en France et en Europe, Paris, CTHS, 2007.

Bergier Jean-François, Histoire économique de la Suisse, Lausanne, Payot, 1984.

Bickerton David M., The transmission of culture in Western Europe, 1750-1850: papers celebrating the bicentenary of the foundation of the « Bibliothèque britannique » (1796-1815) in Geneva, Bern, P. Lang, 1999.

Bridel Yves, Maggetti Daniel et Francillon Roger, La « Bibliothèque universelle » (1815-1924). Miroir de la sensibilité romande au XIXe siècle, Lausanne, Payot, 1998.

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‘En pratique, l’usage du numérique est d’abord une expérimentation, une exploration de nouvelles méthodes de travail, pour le moins peu familières à l’historien.’
Michel Cotte, 2009

 

Bases de données et cas d’études historiques

Base de données des brevets français 19e siècle
Conservatoire numérique des Arts & Métiers
Database machine drawing (MA-1650)
Dictionnaire des journaux, 1600-1789
Dictionnaires, grammaires et encyclopédies (Classiques Garnier)
Documents diplomatiques suisses
Enquête TRA: 3000 familles françaises, 1800-1939
France savante 17e-20e (CTHS)
Genève à la carte
Les élites suisses au 20e siècle
The French Book Trade in Enlightenment Europe, 1769-1794
La ‘Gazette de Berne’, 1768-1798
Histoire de la sécurité sociale en Suisse
Léonore (Légion d’honneur, ANF)
Lumières.Lausanne
Mapping the Republic of Letters

a-propos

À propos - Impressum - Remerciements

Cette plateforme est liée à la recherche doctorale de Sylvain Wenger, Institut d’histoire économique de l’Université de Genève. Elle est réalisée avec un groupe de travail interdisciplinaire incluant un géomaticien, un spécialiste des bases de données prosopographiques, des designers et des développeurs web.

Le projet a été initié en 2012 dans le cadre d’un concours lancé par infoclio.ch afin de promouvoir l’exploration de nouveaux standards de présentation de la recherche historique grâce aux outils multimédia.

Dès 2015 le projet s’inscrit dans les activités de l’association Histoire de Savoir, en partenariat avec la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia).

Le projet bénéficie du soutien de plusieurs organismes locaux dont la Fondation Gertrude Hirzel.

| L’essentiel en quelques mots dans le Journal de l’UNIGE

| Présentation préparée par Infoclio [vimeo]

version 1.0 / première mise en ligne: mars 2014 / dernière mise à jour: fév. 2016

Éditeur

Sylvain Wenger (CV)
Doctorant à l’Institut d’histoire économique Paul Bairoch
Université de Genève
Projet Fonds National Suisse (CRII1_127576/CRSII1_147688) The scenes of knowledge production (2010-2014)

Les recherches de Sylvain Wenger portent sur les modalités d’acquisition, de production et de diffusion de savoirs pouvant être utilisés à des fins technologiques dans le contexte des débuts de l’industrialisation de la Suisse occidentale. Elles s’intéressent en particulier aux opérations de sociétés techniques et aux échanges d’information et de savoir transitant via la correspondance, l’édition et les voyages à caractère industriel.

Thèse en cours: Saisir le savoir. Le développement des institutions du savoir en Suisse occidentale (1750-1850)

 

Groupe de travail

The Agencies
Communication visuelle – www.agencies.ch
/ conception et réalisation graphique

Alain Dubois (assist. S. Chognard)
Spécialiste géomatique, Chargé d’enseignement HEPIA HES-SO
/ solutions cartographiques et organisation des données

Paul Albuquerque (assist. M. Polla)
Informaticien, Prof. HEPIA HES-SO
/ solutions et développement informatiques

Steven Piguet
Collaborateur scientifique, Universités de Genève et Lausanne, EPFL
/ base de donnée prosopographique

Remerciements

Christoph Blatt lightmotif.ch – Claude Blum Editions Classiques Garnier – Jean-Marc Brachard – Kristine Bruland – Patrick Bungener – Léonard Burnand – Régis Catinaud – Jean-Daniel Clerc Galerie 123 – Michel Cotte – Thomas David – Alain Dubois – Denis Girardet – Martin Grandjean – Nathalie Hardyn – Claire Haugrel – Liliane Hilaire-Pérez – Rita Hofstetter – Franziska Hupfer – Christian Jacob – Peter Jones – Etienne Lachat – Jan Lacki – Claire Lemercier – Matthieu Leimgruber – Philippe de Moerloose – Liliane Mottu-Weber – Enrico Natale – Annina Pinösch – Marc Ratcliff – Adrien Remund – Jean-Philippe Rochat – Pierre-Yves Saunier – René Sigrist – Martin Stuber – Fiona Tait Birmingham Archives and Heritage service – Dang Thanh – Dominique Zumkeller

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Sylvain Wenger

Université de Genève
Institut d’histoire économique Paul Bairoch
40, bd du Pont-d’Arve CH-1211 Genève 4
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